Corcelles

Canton de Neuchâtel · Région : Littoral · 4'752 habitants (31.12.2020, ancienne commune de Corcelles-Cormondrèche, dernier recensement avant la fusion)
Fait partie de la commune de Neuchâtel

Origine du nom de Corcelles

Première mention en 1092 sous la forme « Curcellis ». Le nom est rattaché au latin curticella, diminutif de curtis (cour, domaine), soit « petit domaine » (à recouper). C'est un toponyme fréquent en Suisse romande et en France, comme Corcelles-près-Payerne dans le canton de Vaud.

Fondation de Corcelles

Aucun acte de fondation ni fondateur n'est connu. Le territoire de l'ancienne commune de Corcelles-Cormondrèche a livré des tumulus de l'époque de Hallstatt et une tombe du VIIe siècle. Une église dédiée à Notre-Dame existe en 1092, lorsqu'est fondé le prieuré de Corcelles : un certain Humbert donne alors l'église et ses dépendances (vignes, forêts, pêche) à l'abbaye de Cluny. Corcelles se développe en village-rue à flanc de coteau, à côté de Cormondrèche, établi sur un replat. En 1357-1359, le comte de Neuchâtel concède aux habitants des forêts, qui deviennent leur principale richesse. Le village relève de la mairie de La Côte jusqu'en 1848.

Histoire de Corcelles

Époque de Hallstatt. Des tumulus sont élevés sur le territoire de l'ancienne commune de Corcelles-Cormondrèche.

VIIe siècle. Une tombe de cette époque a été découverte sur le territoire de l'ancienne commune.

XIe siècle. Selon une source locale, un village et un premier temple existeraient déjà avant la première mention écrite (à recouper).

1092. Première mention, « Curcellis ». Une église dédiée à Notre-Dame existe lors de la fondation du prieuré de Corcelles ; un certain Humbert donne l'église et ses dépendances à l'abbaye de Cluny.

vers 1220. Le prieuré de Corcelles passe sous l'autorité de l'abbaye de Romainmôtier (à recouper).

1357-1359. Le comte de Neuchâtel concède des forêts aux habitants ; elles deviennent leur principale richesse.

1406. Le temple est reconstruit après un incendie (à recouper).

XVe siècle. Corcelles et Cormondrèche comptent ensemble une cinquantaine de feux, soit environ 200 habitants. L'évêque de Lausanne visite la paroisse en 1453 (à recouper pour cette date).

1522. Les biens du prieuré sont intégrés à la mense du chapitre de Saint-Jean de Cerlier.

1530. Le 23 octobre, Guillaume Farel prêche la Réforme au temple de Corcelles. Les biens sécularisés du prieuré sont partagés entre la comtesse de Neuchâtel et le seigneur de Colombier, ce qui divise la communauté selon l'allégeance des habitants.

début du XVIIe siècle. Jusqu'au milieu du XIXe siècle, la corporation de Corcelles gère les écoles, les fontaines et le guet de nuit ; une commune générale partagée avec Cormondrèche s'occupe des forêts, du temple, du culte, de l'assistance et de la police.

1698. Un coq doré est placé au sommet du clocher après la destruction d'un ancien pignon par la foudre (à recouper).

1767. La maison Les Ormeaux, à la rue de la Cure, est reconstruite pour Jonas-Antoine Vaucher, membre de la Cour de justice de la Côte.

1774. La maison du 19, Grand-Rue est reconstruite pour le chirurgien Abraham-Louis Droz-dit-Busset.

1838. Fin de la paroisse commune avec Coffrane, Les Geneveys-sur-Coffrane et Montmollin.

1848. Fin de la mairie de La Côte ; Corcelles fait partie du district de Boudry jusqu'en 2017.

1858-1859. Le temple médiéval connaît une première grande restauration, menée par l'architecte James Victor Colin.

1859-1861. La ligne de chemin de fer du Jura industriel arrive avec la construction d'une gare (1859-1860) et un nouveau collège, alors appelé « maison d'éducation », est bâti entre les villages de Corcelles et de Cormondrèche.

1875-1888. La loi cantonale sur les communes entrée en vigueur en 1875, complétée en 1888, conduit à la commune politique de Corcelles-Cormondrèche ; l'année de sa création est donnée tantôt comme 1875, tantôt comme 1888 (à recouper).

1902. Une ligne de tramway relie le village ; elle sera remplacée par un trolleybus en 1976.

1904-1905. Deuxième restauration du temple, menée par les architectes Henri Chable et Edmond Boitel.

1922-1924. Troisième restauration du temple, dirigée par l'architecte Eugène Yonner. Des fouilles archéologiques mettent au jour des éléments romans, et une nouvelle chapelle est construite au nord de l'édifice.

23 mars 2007. Le temple de Corcelles est officiellement reconnu comme site clunisien.

2021. Le 1er janvier, Corcelles-Cormondrèche fusionne avec Neuchâtel, Peseux et Valangin dans la nouvelle commune de Neuchâtel.

Population de Corcelles

Population de Corcelles
XVe siècle50 feux (foyers), environ 200 habitants (Corcelles et Cormondrèche réunis)
1750562 (ancienne commune de Corcelles-Cormondrèche)
1850823
19001'460
19502'243
19903'336
20003'914
20104'624
20204'752 (recensement cantonal au 31.12.2020)

Lieux historiques de Corcelles

Temple de Corcelles. Ancienne église Notre-Dame et prieuré clunisien fondé en 1092, l'édifice roman a connu trois grandes restaurations (1858-1859, 1904-1905, 1922-1924) qui ont notamment mis au jour des éléments romans plus anciens. Il est officiellement reconnu comme site clunisien depuis le 23 mars 2007.

Les Ormeaux. Maison de maître de la rue de la Cure, reconstruite en 1767 pour Jonas-Antoine Vaucher, membre de la Cour de justice de la Côte. La peintre Jeanne Lombard (1865-1945), née au Grand-Saconnex, s'installe en 1921 à Corcelles avec ses sœurs dans une maison proche de la cure, où elle meurt en 1945 ; l'identification de cette maison avec Les Ormeaux est à recouper.

Maisons de la Grand-Rue. Aux numéros 31-32, deux maisons à fenêtres de style Renaissance sont associées à la famille Barillier ; leur reconstruction est parfois datée du milieu du XIVe siècle, ce qui paraît précoce pour ce style (à recouper). Au numéro 19, une maison a été reconstruite en 1774 pour le chirurgien Abraham-Louis Droz-dit-Busset.

Ancien Collège de Corcelles. Bâti entre 1859 et 1861 entre les villages de Corcelles et de Cormondrèche, alors désigné comme une « maison d'éducation ».

Gare de Corcelles-Peseux. Construite en 1859-1860 pour la ligne du Jura industriel, elle témoigne de l'arrivée du chemin de fer dans la région et de la transition du village vers une économie plus industrielle et suburbaine.

Vestiges de Corcelles

Éléments romans du temple. La tour du clocher conserve des ouvertures et des maçonneries datées des XIe-XIIe siècles, ainsi que des fonts baptismaux romans. Les fouilles archéologiques menées lors de la restauration de 1922-1924 ont mis au jour d'autres éléments de l'édifice primitif.

Tumulus et tombe du VIIe siècle. Des tumulus de l'époque de Hallstatt et une tombe du VIIe siècle ont été découverts sur le territoire de l'ancienne commune de Corcelles-Cormondrèche, qui comprend Corcelles, Cormondrèche et la clairière de Serroue ; leur emplacement précis n'est pas indiqué.

Légendes de Corcelles

Le banc des menteurs. Selon une tradition locale, le perron de la maison du 19, Grand-Rue, était surnommé « le banc des menteurs » : les anciens du village venaient y échanger les nouvelles et les ragots du jour, parfois exagérés (à recouper).

Sources

Autres villages près de Corcelles

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