Le Vaud
Origine du nom du Vaud
Origine du nom : le nom est attesté en 1664 sous la forme « le Vaud » ; la commune indique qu'on disait dans les années 1300 « Au Vaud », puis « Du Vaud ». Il viendrait vraisemblablement de l'allemand « Wald », forêt ; d'autres explications (latin « vallis », vallée, ou terme régional désignant un gué) sont parfois avancées (à recouper). Le site communal rapporte que l'ancien village s'appelait « Volotar ».
Fondation du Vaud
Le Vaud est né du déclin de deux établissements de l'abbaye cistercienne de Bonmont. Montlaçon (« Monte Laciano » en 1145), cédé par les nobles de Begnins à Bonmont, était une grange de l'abbaye ; un autre hameau dépendant de Bonmont existait dès 1272 au lieu-dit Volota. Pour des raisons inconnues, ces deux localités déclinèrent au XIVe siècle au profit du Vaud. L'abbaye y détint la seigneurie, les dîmes et la juridiction, ce que rappellent les deux clés des armoiries communales.
Histoire du Vaud
1145. Montlaçon (« Monte Laciano »), cédé par les nobles de Begnins à l'abbaye de Bonmont, devient une grange de celle-ci.
1272. Un hameau dépendant de Bonmont est attesté au lieu-dit Volota.
XIVe siècle. Montlaçon et Volota déclinent au profit du Vaud ; le village est alors appelé « Au Vaud », puis « Du Vaud ».
1494. Bonmont, qui ne parvient plus à se faire respecter, remet une partie de ses biens au comte de Gruyère François II.
1536. Sous le régime bernois (1536-1798), le village est rattaché au bailliage de Morges, tandis que dîmes, seigneurie et juridiction appartiennent à Bonmont. Il relève de la paroisse de Burtigny.
1634. Le Vaud et Gingins se partagent le Pré-aux-Veaux, jusque-là indivis entre les deux communes.
1664. Première mention connue de la forme « le Vaud ».
1670. Délimitation des montagnes des sept communes appelées Les Amburnex.
1706. La commune achète l'alpage des Chenevières.
1792. La commune acquiert l'alpage de La Pouilleuse.
1798. Le Vaud fait désormais partie du district de Nyon.
1847. Le 27 août, la commune achète l'alpage des Trois-Chalets.
1960. Jusque-là, le village reste agricole, avec des alpages et des forêts hors du territoire communal.
1965. Fondation du parc zoologique de la Garenne.
1970-2000. La population passe de 164 à 942 habitants : le village devient résidentiel, de nombreux navetteurs travaillant à Nyon et surtout à Genève.
1994. Construction d'un centre scolaire et communal.
1998. Le parc de la Garenne est repris par une fondation.
2004. Construction du bâtiment communal.
Population du Vaud
| 1764 | 152 |
| 1798 | 167 |
| 1850 | 200 |
| 1900 | 190 |
| 1950 | 180 |
| 1970 | 164 |
| 1990 | 682 |
| 2000 | 942 |
| 2025 | 1'374 |
Lieux historiques du Vaud
Parc zoologique de la Garenne. Parc consacré à la faune indigène, fondé en 1965 et géré depuis 1998 par une fondation.
Alpages communaux. La commune possède plusieurs alpages hors de son territoire, sur Marchissy et au Chenit : les Chenevières (achetées en 1706), La Pouilleuse (1792) et les Trois-Chalets (1847), entre autres.
Centre scolaire et communal. Construit en 1994, puis complété par le bâtiment communal en 2004, il témoigne de l'essor démographique du village.
Vestiges du Vaud
Anciennes voies de communication. Le village est traversé par deux anciennes voies de communication, probablement médiévales, sur l'une des routes qui mènent au col du Marchairuz.
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Le Vaud »
- Commune de Le Vaud, « Histoire »
- Wikipédia, « Le Vaud »
- Statistique Vaud, « Population résidante permanente au 31 décembre 2025 »
Autres villages près du Vaud
Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.
Proposer une modification