Ollon
Origine du nom d'Ollon
Origine du nom : le nom d'Ollon apparaît dans une copie tardive de la dotation du roi Sigismond à l'abbaye de Saint-Maurice, dont l'original remonterait à 515. Formes anciennes : « Aulonum » après 1018 (identification incertaine), puis « Olonum » en 1025-1031. Le nom serait issu du gaulois « aballo- », « pomme » ou « pommier » (à recouper).
Fondation d'Ollon
Le territoire d'Ollon a été habité tôt et durablement : sans continuité d'occupation démontrée, les lieux ont été fréquentés du Néolithique au haut Moyen Âge, en particulier la colline de Saint-Triphon. Au Moyen Âge, l'évêque de Sion y exerçait des droits, tandis que l'hospice du Grand-Saint-Bernard et les hôpitaux de Villeneuve et de Saint-Maurice y possédaient des biens. Les sources consultées ne désignent pas de fondateur : la commune s'est formée de vingt-trois villages et hameaux (dont Antagnes, Arveyes, Chesières, Huémoz, Panex, Saint-Triphon et Villars-sur-Ollon), longtemps répartis en douze dizains ayant chacun sa bourse, ses bourgeois et son conseil des chefs de famille.
Histoire d'Ollon
Néolithique. Tessons et objets lithiques au Lessus, sur la colline de Saint-Triphon.
Âge du Bronze. Nombreuses inhumations au Lessus, sépultures à Charpigny et Derrière-la-Roche ; habitat et ateliers de métallurgistes au Signal.
Second âge du Fer. Tombes à fibules près de La Combaz ; sépultures et fosses de La Tène finale au Lessus.
IVe siècle. Un milliaire au nom de l'empereur Licinius est dressé au pied de la colline de Saint-Triphon.
515. Date supposée de l'original de la dotation de Sigismond à l'abbaye de Saint-Maurice, dont la copie tardive mentionne Ollon.
1179. Première mention de l'église Saint-Victor.
Fin du XIIe siècle. Construction du château de La Roche.
XIIIe siècle. La maison de Savoie s'implante progressivement à Ollon ; le vidomnat appartient aux XIIe et XIIIe siècles à la famille de la Tour.
1244. L'existence de la paroisse est confirmée.
1345. Le fief de La Roche passe à la famille Rovéréa, qui garde une partie de la seigneurie jusqu'en 1768.
1475-1798. Pendant les guerres de Bourgogne, les alliés haut-valaisans incendient les châteaux de Saint-Triphon et de La Roche ; Berne s'empare d'Ollon et en fait l'un des quatre mandements du gouvernement d'Aigle.
Fin du XVe siècle. Reconstruction du chœur de l'église par le maître maçon Jacques Perrier et peintures murales du Christ et des douze apôtres.
1528. L'assemblée générale adopte la Réforme, prêchée par Guillaume Farel dès 1527 (prédication : à recouper).
1554-1832. Exploitation de la source salée de Panex.
1792. Construction de l'hôtel de ville.
1798. Ollon se rallie à la République lémanique le 24 janvier et à la Constitution de la République helvétique le 15 février ; la commune fait partie du district d'Aigle.
1857. Ouverture de la ligne du Simplon avec une gare à Saint-Triphon ; les premières pensions et grands hôtels apparaissent dès 1856.
1867. Ouverture de la route Ollon-Chesières.
1874. Fin de la division de la commune en douze dizains.
1901-1913. Chemin de fer Bex-Villars (1901, prolongé jusqu'à Bretaye en 1913) et ligne Aigle-Ollon-Monthey (1907) : Villars-Chesières devient une station d'hiver et d'été prisée.
Population d'Ollon
| 1313 | 202 feux (foyers) |
| 1764 | 1'982 |
| 1850 | 2'875 |
| 1900 | 3'428 |
| 1950 | 4'006 |
| 1980 | 4'429 |
| 2000 | 6'257 |
| 2025 | 8'302 |
Lieux historiques d'Ollon
Église Saint-Victor. Citée en 1179, avec une cloche de 1413 et une nef partiellement reconstruite au milieu du XVIIe siècle. Le chœur, reconstruit à la fin du XVe siècle par le maître maçon Jacques Perrier, est orné de peintures murales représentant le Christ et les douze apôtres. Le milliaire de Licinius y a été placé.
Château de La Roche. Bâti à la fin du XIIe siècle, incendié en 1476 et longtemps abandonné, il fut remis en état par la famille de Rovéréa au XVIe siècle. Une fondation privée en fait un lieu de rencontres culturelles depuis 1983. Il a été classé monument historique en 1976 (à recouper).
Colline de Saint-Triphon. Site archéologique majeur (Le Lessus, Charpigny, Le Signal, Les Fontenailles), siège d'un ancien château incendié en 1476 ; la tour et les ruines de la chapelle Saint-Blaise figurent à l'inventaire des biens culturels d'importance nationale (à recouper).
Hôtel de ville. Édifice de 1792.
Villars-Chesières. Partie montagnarde de la commune devenue, grâce à la route de 1867 et au chemin de fer, l'une des stations d'hiver et d'été les plus prisées des Alpes vaudoises.
Vestiges d'Ollon
Site du Lessus. Tessons néolithiques, tombes de l'âge du Bronze, sépultures et fosses de La Tène finale, monnaies et tombes romaines ; l'exploitation de la carrière du Lessus aux XIXe et XXe siècles a détruit de nombreux vestiges.
Dépôts de cuivre du Signal. Traces d'habitat et d'ateliers de métallurgistes du Bronze moyen et final, avec des dépôts de lentilles de cuivre servant probablement de réserves de matière première.
Milliaire de Licinius. Borne routière romaine du début du IVe siècle apr. J.-C., retrouvée au pied de la colline de Saint-Triphon et placée dans le chœur de l'église d'Ollon.
Blocs de Villy. Au-dessus du hameau de Villy, des blocs en calcaire jaune du Jura remployés dans un mur récent pourraient être des vestiges gallo-romains.
Légendes d'Ollon
Farel chassé de Huémoz. Selon la tradition populaire, le réformateur Guillaume Farel aurait été chassé du village de Huémoz par des volées de pierres et de casseroles lors de sa première prédication (à recouper).
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Ollon »
- Wikipédia, « Ollon »
- Statistique Vaud, « Population résidante permanente au 31 décembre 2025 »
Localités de la commune avec une fiche
Autres villages près d'Ollon
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