Oron-la-Ville
Origine du nom d'Oron-la-Ville
Le site apparaît dès l'époque romaine comme une étape de la route reliant Vevey à Avenches, mentionnée vers 280 sous les formes Uromago et Viromagus dans l'Itinéraire d'Antonin et sur la Table de Peutinger. Le nom médiéval Auronum, à l'origine de la forme actuelle, est attesté en 1018 lorsque le roi Rodolphe III de Bourgogne restitue une partie de la terre d'Oron à l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune ; l'ancien nom allemand de la localité était Orung. Une donation à cette même abbaye, connue seulement par une copie plus tardive dont l'original remonterait à 515, ferait remonter la première mention de la terre d'Oron plus haut encore, mais cette datation reste à recouper faute de document original conservé. L'étymologie celtique parfois avancée (uro, « taureau », et magos, « champ » puis « marché ») n'est confirmée que par une seule source et doit également être recoupée.
Fondation d'Oron-la-Ville
Oron-la-Ville ne doit son existence à aucun acte de fondation unique ni à un personnage identifiable : la localité naît par étapes, d'abord comme relais sur la voie romaine Vevey-Avenches, puis comme centre d'une « terre » agricole donnée à l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune. Au Moyen Âge, l'abbaye délègue l'autorité locale à des vidomnes, les sires d'Oron, qui font édifier un château pour asseoir leur seigneurie (à recouper : une source situe l'édification initiale à la fin du XIIe siècle, une autre au XIIIe siècle avec une reconstruction importante à la fin du XVe siècle). La seigneurie passe sous suzeraineté de la maison de Savoie au XIIIe siècle et à nouveau, selon une mention de 1381 à recouper, avant l'extinction de la lignée d'Oron en 1388, qui fait passer le fief au comté de Gruyère puis, en 1555-1556, à Berne.
Histoire d'Oron-la-Ville
vers 280. Le site est mentionné comme étape romaine sous les noms Uromago et Viromagus, sur la route reliant Vevey à Avenches, dans l'Itinéraire d'Antonin et la Table de Peutinger.
515 (à recouper). Une donation à l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune, connue seulement par une copie tardive, mentionnerait déjà la terre d'Oron ; l'original n'est pas conservé et la datation reste à confirmer.
1018. Le roi Rodolphe III de Bourgogne restitue une partie de la terre d'Oron, alors nommée Auronum, à l'abbaye de Saint-Maurice.
1141. Oron est mentionnée comme paroisse.
fin du XIIe siècle. Les sires d'Oron, vidomnes de l'abbaye de Saint-Maurice, font édifier le château qui deviendra le centre de leur seigneurie (à recouper : une autre source date la construction initiale du XIIIe siècle).
1228. La paroisse d'Oron dépend de celle de Châtillens.
XIIIe siècle. La seigneurie d'Oron connaît son apogée sous les sires d'Oron, qui la tiennent en fief de la maison de Savoie (à recouper sur la chronologie exacte : une mention distincte situe un fief savoyard en 1381).
1310. La seigneurie d'Oron englobe Oron-la-Ville et les terres environnantes.
1317. La famille d'Illens cède divers droits sur la seigneurie à l'abbaye de Saint-Maurice.
1330. La moitié du château des sires d'Oron est mouvante de l'abbaye de Saint-Maurice, qui détient une partie de la seigneurie.
1388. La lignée des sires d'Oron s'éteint ; la seigneurie passe au comté de Gruyère.
1537. Les conflits de juridiction entre l'abbaye de Saint-Maurice et les autorités locales s'apaisent.
1555-1556. Berne acquiert la seigneurie d'Oron, alors passée de mains en mains depuis l'extinction des comtes de Gruyère.
1557-1798. Oron devient le siège d'un bailliage bernois de troisième classe, établi au château ; 43 baillis s'y succèdent jusqu'en 1798.
1671-1675. L'abbaye de Saint-Maurice aliène ses derniers droits sur Oron en faveur de Berne, dans le cadre d'un échange connu comme l'« Échange d'Oron ».
1678. Un temple réformé de plan ovoïde, dû à Abraham Dünz l'Aîné, remplace l'ancienne chapelle Saint-Maurice, dont la nef appartenait aux sires d'Oron et le chœur à l'abbaye de Saint-Maurice.
1733. L'hôtel de ville est construit ; une foire mensuelle est attestée la même année (à recouper, information isolée).
1798. La population de la région participe aux Bourla-Papey ; le dernier bailli bernois quitte le château à la chute de l'Ancien Régime.
1798-1803. La région traverse la période helvétique, rattachée au canton du Léman.
1801. Le château, vendu, est provisoirement transformé en prison avant d'être repris par la famille Roberti (1801-1870).
1803. Oron-la-Ville est séparée d'Oron-le-Châtel et devient chef-lieu du nouveau district d'Oron, dans le canton de Vaud.
1823. Une école est construite à Oron-la-Ville (à recouper, information isolée).
1870-1934. Le château est acquis par la famille d'Adolphe Gaiffe, qui y constitue une importante bibliothèque de littérature française du XVIIIe siècle (environ 17'000 à 18'000 volumes selon les sources, chiffre à recouper).
1934-1936. Le château est racheté par l'Association pour la conservation du château d'Oron (ACCO) et classé bien culturel suisse d'importance nationale.
années 1980. Oron-la-Ville, jusque-là essentiellement rurale, se mue en localité résidentielle et voit s'installer de nombreuses petites entreprises.
2006. Le district d'Oron est supprimé et remplacé par le district de Lavaux-Oron.
2012. Oron-la-Ville fusionne avec Bussigny-sur-Oron, Châtillens, Chesalles-sur-Oron, Écoteaux, Oron-le-Châtel, Palézieux, Les Tavernes, Les Thioleyres et Vuibroye pour former la nouvelle commune d'Oron, dont elle devient le chef-lieu (population totale de la nouvelle commune autour de 5'077 habitants en 2013, à recouper).
2022 (à recouper). La commune d'Essertes rejoindrait à son tour la commune d'Oron, selon une source isolée restant à confirmer.
Population d'Oron-la-Ville
| 1764 | 163 |
| 1798 | 201 |
| 1803 | 210 |
| 1850 | 325 |
| 1900 | 568 |
| 1950 | 747 |
| 2000 | 1'224 |
| 2010 | 1'391 |
| 2011 | 1'458 |
Lieux historiques d'Oron-la-Ville
Château d'Oron. Édifié, selon les sources, à la fin du XIIe siècle par les sires d'Oron (une autre source situe la construction initiale au XIIIe siècle, avec une reconstruction importante à la fin du XVe siècle ; point à recouper), le château domine la région depuis plus de neuf cents ans. Centre de la seigneurie d'Oron puis siège du bailliage bernois de 1557 à 1798 (43 baillis s'y succèdent), il passe ensuite aux familles Roberti puis Gaiffe, qui y constitue une bibliothèque de littérature française du XVIIIe siècle comptant plusieurs milliers de volumes anciens, dont certains exemplaires uniques au monde. Racheté en 1934-1936 par l'Association pour la conservation du château d'Oron, il est classé bien culturel suisse d'importance nationale et abrite aujourd'hui des appartements historiques, des collections et une bibliothèque ouverts au public à l'occasion d'expositions, de concerts et de visites. Note importante : le château se trouve administrativement sur le territoire de l'ancienne commune voisine d'Oron-le-Châtel, et non sur celui d'Oron-la-Ville ; il reste toutefois historiquement et symboliquement indissociable d'Oron-la-Ville, chef-lieu de la région qui porte son nom.
Temple d'Oron-la-Ville. Construit en 1678 sur les plans d'Abraham Dünz l'Aîné, ce temple réformé de plan ovoïde remplace une chapelle médiévale dédiée à Saint-Maurice, dont la nef appartenait aux sires d'Oron et le chœur à l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune. L'édifice, doté d'une chaire sculptée d'époque, est inscrit comme bien culturel suisse d'importance nationale.
Hôtel de Ville. Construit en 1733, l'hôtel de ville d'Oron-la-Ville témoigne du rôle administratif de la localité, confirmé quelques décennies plus tard par son statut de chef-lieu du district d'Oron dès 1803.
Vestiges d'Oron-la-Ville
Vestiges de la station romaine d'Uromago. La localité occupe l'emplacement d'une étape romaine sur la route reliant Vevey à Avenches, mentionnée vers 280 dans l'Itinéraire d'Antonin et sur la Table de Peutinger. Les découvertes archéologiques associées à cette occupation romaine se limiteraient à des tambours de colonnes et quelques monnaies, selon une source isolée restant à recouper.
Chapelle Saint-Maurice (vestige incorporé). L'ancienne chapelle médiévale Saint-Maurice, dont la nef appartenait aux sires d'Oron et le chœur à l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune, a été entièrement remplacée par le temple actuel en 1678 ; aucun vestige visible n'en subsiste aujourd'hui en dehors de la mention historique de son emplacement.
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, article « Oron-la-Ville » (Emmanuel Abetel)
- Dictionnaire historique de la Suisse, article « Oron-le-Châtel »
- Wikipédia FR, « Oron-la-Ville »
- Wikipédia FR, « Château d'Oron »
- Wikipédia FR, « Oron (Vaud) »
- Wikipédia DE, « Oron-la-Ville »
- Wikipédia EN, « Oron-la-Ville »
- Site officiel du château d'Oron
- Site officiel de la commune d'Oron
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