Treycovagnes
Origine du nom de Treycovagnes
Première mention en 1228 sous la forme « Trescovanes », puis « Treycovagnes » en 1318. Le nom est expliqué par « tres » (trois) ou par la préposition « trans » (au-delà, « trey » en ancien francoprovençal), et par « covagne » ou « covanh », mot patois désignant un vieux sapin ou une souche : Treycovagnes signifierait donc « trois sapins » ou « au-delà des vieux sapins » (à recouper). Les armoiries adoptées en 1926 s'inspirent de cette étymologie avec leurs trois sapins.
Fondation de Treycovagnes
À l'époque romaine, le territoire était traversé par la route reliant Eburodunum (Yverdon) à Urba (Orbe), et une borne milliaire de l'empereur Septime Sévère y a été découverte. Aucune source consultée ne nomme de fondateur du village ni ne date sa création. Au Moyen Âge, Treycovagnes dépendait de la seigneurie de Grandson ; la bande chargée de trois coquilles des armoiries communales rappelle d'ailleurs les armes des sires de Grandson. La commune comprend le village-rue de Treycovagnes et les hameaux du Châtelard et des Uttins.
Histoire de Treycovagnes
époque romaine. Le territoire est traversé par la route d'Eburodunum (Yverdon) à Urba (Orbe) ; une borne milliaire de Septime Sévère a été découverte à Treycovagnes.
1228. Première mention, « Trescovanes ».
Moyen Âge. Treycovagnes dépend de la seigneurie de Grandson.
1318. Mention sous la forme « Treycovagnes ».
1416. Le village compte 7 feux.
1453. Le village ne compte plus que 4 feux.
1516. Treycovagnes perd son statut de paroisse et devient une filiale d'Yverdon.
1536-1798. Le village fait partie du bailliage bernois d'Yverdon.
Réforme. L'église Saint-Jean-Baptiste est détruite et une école est construite à sa place.
1798-2006. Treycovagnes fait partie du district d'Yverdon.
1922. Création d'une société de laiterie, qui existe jusqu'en 2009.
1926. Adoption des armoiries communales : d'or à trois sapins arrachés de sinople, à la bande de gueules brochante chargée de trois coquilles d'or.
milieu du XXe siècle. Fin de l'extraction de la tourbe et d'un calcaire rougeâtre au Châtelard.
1978. D'avril à septembre, la société Shell effectue des forages de recherche de pétrole et de gaz, sans résultat exploitable (à recouper).
dès les années 1980. Treycovagnes devient une commune résidentielle.
2007. La commune fait partie de l'agglomération d'Yverdon-les-Bains.
2008. La commune fait partie du district du Jura-Nord vaudois, entré en vigueur le 1er janvier 2008.
Population de Treycovagnes
| 1416 | 7 feux (foyers) |
| 1453 | 4 feux (foyers) |
| 1803 | 86 |
| 1850 | 160 |
| 1900 | 185 |
| 1950 | 194 |
| 2000 | 458 |
| 2025 | 518 |
Lieux historiques de Treycovagnes
Le village-rue. Treycovagnes s'étire le long de la route entre Yverdon-les-Bains et Orbe, dans la plaine de l'Orbe, sur le tracé de l'ancienne route romaine d'Eburodunum à Urba.
Le Châtelard. Hameau de la commune où l'on a extrait de la tourbe et un calcaire rougeâtre jusqu'au milieu du XXe siècle.
Vestiges de Treycovagnes
Borne milliaire romaine. Une borne milliaire au nom de l'empereur Septime Sévère a été découverte à Treycovagnes ; elle jalonnait la route romaine qui traversait le territoire.
Emplacement de l'église Saint-Jean-Baptiste. L'ancienne église paroissiale Saint-Jean-Baptiste a été détruite à la Réforme et remplacée par une école.
Sources
- Historisches Lexikon der Schweiz, « Treycovagnes »
- Feuille des avis officiels du canton de Vaud, « Alphabet des communes vaudoises : Treycovagnes »
- Wikipédia, « Treycovagnes »
- Wikipedia (en), « Treycovagnes »
- Wikipédia, « Districts du canton de Vaud »
- Statistique Vaud, « Population résidante permanente au 31 décembre 2025 »
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