Villiers

Canton de Neuchâtel · Région : Val-de-Ruz · 497 habitants (31.12.2012, ancienne commune de Villiers, dernier recensement avant la fusion)
Fait partie de la commune de Val-de-Ruz

Origine du nom de Villiers

Le lieu est mentionné en 1191 sous la forme « in Vilar », puis en 1308 sous la forme « de Villier ». Le nom vient du bas latin « villare », qui désignait un domaine rural, un hameau ou un groupe de fermes ; c'est la même famille que Boudevilliers et Malvilliers, villages voisins. Un panneau consacré aux villages du Val-de-Ruz rapproche lui aussi Villiers de la forme « Vilar ». Une autre hypothèse, qui rattache le nom à un patronyme « Villier », n'est avancée que par une seule source (à recouper). Les habitants portent le surnom de Puisoirs.

Fondation de Villiers

Aucun fondateur ni acte de fondation n'est connu. Le coteau du Tombet a livré les traces d'un habitat du premier âge du Fer, et un site d'époque romaine, non fouillé, est signalé sur le territoire. Le village médiéval s'est formé à l'est de la vallée, au pied de Chaumont et près de la source du Seyon. Il fit partie de la seigneurie puis de la mairie de Valangin. Au spirituel, Villiers relève dès l'origine de la paroisse de Dombresson. L'ancienne commune comprenait aussi le hameau de Clémesin et, sur la crête de Chaumont à Chasseral, les métairies (alpages) de La Dame, Chuffort, Aarberg, l'Ile et Dombresson-Frienisberg.

Histoire de Villiers

VIIe-Ve siècle av. J.-C.. Habitat du premier âge du Fer au lieu-dit Le Tombet, sur le coteau dominant le village.

Époque romaine. Un site de cette époque, non fouillé, est signalé sur le territoire.

1191. Première mention écrite, sous la forme « in Vilar ».

1235. À la mort de Guillaume de Valangin, la seigneurie de Valangin, dont fait partie Villiers, passe sous l'autorité des comtes de Neuchâtel tout en restant une seigneurie distincte (à recouper).

1308. Le village apparaît sous la forme « de Villier ».

1483. Villiers et Dombresson se partagent bois et pâturages.

1530. Neuchâtel adopte la Réforme, prêchée dès 1529 par Guillaume Farel dans la ville et dans la seigneurie de Valangin.

1531. La Réforme est introduite dans la paroisse de Dombresson, dont relève Villiers. Le village compte alors 12 feux.

1592. La seigneurie de Valangin est réunie définitivement à Neuchâtel (à recouper).

1593. La métairie d'Aarberg, sur la crête de Chaumont à Chasseral, est acquise par la ville d'Aarberg.

1694. Découverte d'une source minérale, qui ne sera pas exploitée.

1798. Naissance à Villiers d'Auguste L'Épée, futur fondateur en 1839 d'une fabrique de boîtes à musique à Sainte-Suzanne, dans le Doubs (à recouper).

1854. Aarberg cède la métairie d'Aarberg à Villiers.

1903. Villiers devient le terminus de la ligne de tramway venant des Hauts-Geneveys.

1948. Le tramway est remplacé par des trolleybus (Les Hauts-Geneveys-Villiers et Neuchâtel-Villiers).

1965. Les élèves de Villiers vont désormais à l'école à Dombresson.

1980. Villiers devient une zone résidentielle.

1986. Les trolleybus sont remplacés par des autobus.

1999. Découverte fortuite des premiers vestiges du site du Tombet.

2001 et 2004. Fouilles au Tombet, dont une campagne de sauvetage sur 512 m2 en août 2004, qui met au jour des trous de poteaux, une fosse, de la céramique et des objets de bronze de l'âge du Fer.

1er janvier 2013. Villiers fusionne avec Boudevilliers, Cernier, Chézard-Saint-Martin, Coffrane, Dombresson, Engollon, Fenin-Vilars-Saules, Fontainemelon, Fontaines, Le Pâquier, Les Geneveys-sur-Coffrane, Les Hauts-Geneveys, Montmollin et Savagnier pour former la commune de Val-de-Ruz.

Population de Villiers

Population de Villiers
153112 feux (foyers)
1750198
1850288
1900399
1950245
2000394
2012497

Lieux historiques de Villiers

Le hameau de Clémesin. Rattaché à l'ancienne commune, le hameau se trouve à environ 1'004 mètres d'altitude. Le territoire s'étire vers le nord-est le long de la combe Biosse jusqu'aux pentes du Chasseral, où il culmine à 1'550 mètres (à recouper).

Les métairies de la crête. Sur la crête de Chaumont à Chasseral, l'ancienne commune possédait les métairies (alpages) de La Dame, Chuffort, l'Ile, Dombresson-Frienisberg et Aarberg ; cette dernière, acquise par la ville d'Aarberg en 1593, a été cédée à Villiers en 1854.

Le Seyon et ses moulins. Le Seyon prend sa source près du village, et des moulins s'y installèrent. Au début du XXe siècle, Villiers associait activités agricoles, artisanales et horlogères.

Un village de la paroisse de Dombresson. Villiers n'a pas d'église propre : il relève dès l'origine de la paroisse de Dombresson, et ses élèves y sont scolarisés depuis 1965.

Le village natal d'Auguste L'Épée. L'horloger Auguste L'Épée, né à Villiers en 1798, fonda en 1839 à Sainte-Suzanne (Doubs) une manufacture de boîtes à musique, orientée ensuite vers les mécanismes de précision ; il mourut à Sainte-Suzanne en 1875 (à recouper).

Vestiges de Villiers

Le site du Tombet. Sur le coteau dominant le village, Le Tombet a livré un habitat du premier âge du Fer : céramique décorée de cordons appliqués, une fibule en arbalète, un bracelet à chevrons, des boucles et anneaux de bronze, des fragments de fer, un morceau de bracelet en lignite, des os et du charbon de bois. Repéré en 1999, fouillé en 2001 puis lors d'une campagne de sauvetage sur 512 m2 en août 2004, il a révélé une trentaine de trous de poteaux et une fosse, traces d'un ou plusieurs bâtiments. Les habitats de cette période sont très rarement conservés sur le versant sud du Jura neuchâtelois.

Le site romain. Un site d'époque romaine est signalé sur le territoire de Villiers ; il n'a pas été fouillé.

Sources

Autres villages près de Villiers

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