Vaumarcus
Origine du nom de Vaumarcus
Le lieu apparaît en 1227 sous la forme « Valmarcuel » ; la seigneurie est sans doute déjà citée en 1194, et une forme « Vallis Margult » est avancée pour cette date (à recouper). L'ancien nom allemand du lieu était « Famergü ». Le nom associerait le latin « vallis » (vallée) à un nom de personne d'origine germanique, Markold ou Markwald : « la vallée de Markold » (à recouper).
Fondation de Vaumarcus
Aucune source n'atteste d'acte de fondation pour Vaumarcus : l'histoire de la localité se confond avec celle de la seigneurie homonyme, sans doute citée dès 1194. Dans la seconde moitié du XIIIe siècle, celle-ci était soumise à une famille noble autochtone, dont le premier seigneur documenté serait Berthold, mort en 1225 (à recouper). Le château, centre de la seigneurie, est mentionné pour la première fois en 1285. La famille vendit la seigneurie aux Neuchâtel en 1309. L'ancienne commune, au bord du lac de Neuchâtel et à la frontière du canton de Vaud, comprenait Vaumarcus et Vernéaz (Vaumarcus-Vernéaz jusqu'en 1965).
Histoire de Vaumarcus
1194. Mention probable de la seigneurie de Vaumarcus ; une forme « Vallis Margult » est avancée pour cette date (à recouper).
1225. Mort de Berthold, premier seigneur de Vaumarcus documenté (à recouper).
1227. Le lieu apparaît sous la forme « Valmarcuel ».
seconde moitié du XIIIe siècle. La seigneurie de Vaumarcus est soumise à une famille noble autochtone.
1285. Première mention du château de Vaumarcus, siège de la seigneurie.
1309. La famille seigneuriale vend Vaumarcus aux Neuchâtel. Le vendeur serait Pierre III de Vaumarcus, et le comte Rodolphe IV de Neuchâtel aurait fait édifier une porte gothique avec pont-levis et renforcé le château (à recouper).
1350. Une sentence arbitrale met fin aux âpres luttes entre les Neuchâtel et les Grandson au sujet de la frontière.
1351. Othon de Vaumarcus devient le premier gouverneur et châtelain de Neuchâtel (à recouper).
1375. La comtesse Isabelle de Neuchâtel remet Vaumarcus en fief à Girard de Neuchâtel, petit-fils naturel du comte Louis.
1433. La seigneurie voisine de Gorgier passe à Jean de Neuchâtel-Vaumarcus ; cette branche bâtarde de la maison de Neuchâtel la conserve jusqu'en 1678.
1476. Pendant les guerres de Bourgogne, Jean II de Neuchâtel-Vaumarcus se range du côté de Charles le Téméraire et lui ouvre son château. Après la victoire des Confédérés à Grandson, le comte Rodolphe de Hochberg saisit la terre de son vassal. Le château aurait été incendié par les troupes confédérées (à recouper).
1492. Rodolphe de Hochberg rend la seigneurie de Vaumarcus, confisquée en 1476.
1506-1510. Claude Ier de Neuchâtel-Vaumarcus, impliqué dans les conflits successoraux du comté de Neuchâtel, perd temporairement ses terres au profit de Louis Ier d'Orléans-Longueville en 1506, avant de les récupérer vers 1510 grâce à l'empereur Maximilien Ier (à recouper).
1574. Mort de Lancelot de Neuchâtel-Vaumarcus, conseiller d'État (à recouper).
1595. La seigneurie de Vaumarcus est érigée en baronnie.
1599. Jean Ulrich de Bonstetten, époux d'Anne de Neuchâtel-Vaumarcus, prend la tête de la baronnie.
1675-1831. Les descendants de David von Büren, allié Bonstetten, dirigent la baronnie, jusqu'au rachat du fief en 1831.
vers 1773. Un nouveau château de style plus classique est construit dans le parc, à côté des structures médiévales.
1812. Vaumarcus passe de la paroisse de Concise à celle de Saint-Aubin.
1832. Fin de la cour de justice particulière de Vaumarcus, qui exerçait la justice civile et criminelle : les affaires civiles sont désormais jugées à la châtellenie de Gorgier et les criminelles à celle de Boudry.
1859. Ouverture de la ligne de chemin de fer Neuchâtel-Yverdon avec une halte à Vaumarcus (à recouper).
1873-2009. Les roseraies Hauser, particulièrement renommées, marquent l'économie locale, essentiellement agricole et viticole.
1875. Une seule municipalité administre désormais Vaumarcus et Vernéaz.
1888. Vaumarcus et Vernéaz fusionnent pour former une seule commune, Vaumarcus-Vernéaz. Le château aurait été acquis la même année et restauré par un industriel de la famille Pernod, dont le prénom varie selon les sources (Louis ou Henri-Louis) (à recouper).
1915. Un camp de vacances des Unions chrétiennes de jeunes gens s'installe à Vaumarcus. Selon la fondation, il est lancé par le pasteur neuchâtelois Charles Béguin avec le Dr Liengme et réunit 80 jeunes en août 1915 ; c'est l'origine de l'actuelle Fondation Le Camp.
1941. Le théologien Karl Barth aurait donné à Vaumarcus une conférence sur le national-socialisme (à recouper).
1943. Création du Camp biblique œcuménique de Vaumarcus (CBOV) par les Unions chrétiennes de jeunes gens (à recouper).
1965. La commune abandonne le nom de Vaumarcus-Vernéaz et s'appelle désormais Vaumarcus.
1978. Le château de Vaumarcus est mis sous protection au titre de monument historique.
1991-1993. Fouilles archéologiques sur le site de la Redoute des Bourguignons, au-dessus de Vaumarcus, qui révèlent un système intérieur de palissades et permettent de dater l'ouvrage de la fin de l'âge du Bronze/début de l'âge du Fer, infirmant l'ancienne hypothèse d'une construction bourguignonne de 1476.
2002 et 2005. L'autoroute A5, ouverte par étapes, remodèle le paysage de Vaumarcus.
1er janvier 2018. Vaumarcus fusionne avec Bevaix, Gorgier, Saint-Aubin-Sauges, Fresens et Montalchez pour former la nouvelle commune de La Grande Béroche ; Vaumarcus n'est plus une commune indépendante mais une localité de cette nouvelle entité.
décembre 2024. La gare de Vaumarcus ferme au service voyageurs lors du changement d'horaire (à recouper).
Population de Vaumarcus
| 1750 | 111 |
| 1810 | 169 |
| 1850 | 182 |
| 1900 | 147 |
| 1950 | 168 |
| 1970 | 140 (à recouper) |
| 2000 | 191 |
| 2009 | 260 (à recouper) |
| 2010 | 265 |
| 2017 | 268 |
Lieux historiques de Vaumarcus
Le château de Vaumarcus. Le château domine le lac de Neuchâtel depuis un promontoire proche de la frontière vaudoise. Mentionné pour la première fois en 1285, il fut le siège de la seigneurie, puis de la baronnie de Vaumarcus. En 1476, Jean II de Neuchâtel-Vaumarcus l'ouvrit à Charles le Téméraire ; il aurait été incendié après la bataille de Grandson, puis reconstruit (à recouper). Un nouveau corps de bâtiment de style plus classique fut ajouté dans le parc vers 1773, et le château, restauré par un industriel de la famille Pernod à partir de 1888 (à recouper), est protégé comme monument historique depuis 1978. Il est devenu un centre dynamique (galerie d'art, centre d'affaires, séminaires, restaurant, chambres d'hôtes).
La Fondation Le Camp. Grand centre de séjours et d'événements situé sur les hauts de Vaumarcus, fondé en 1915 par le pasteur neuchâtelois Charles Béguin dans le cadre des Unions chrétiennes de jeunes gens (UCJG). Il accueillit dès 1943 le Camp biblique œcuménique de Vaumarcus (CBOV), qui en fit un lieu pionnier du dialogue œcuménique en Suisse romande à partir des années 1960-1970. Devenu fondation de droit suisse en 2004, le site a fait l'objet d'importants travaux de rénovation entre 2015 et 2017. Ce lieu, bien que plus récent que le château, fait partie du patrimoine historique et associatif marquant de Vaumarcus.
La Redoute des Bourguignons. Fortification préhistorique située à environ 600 mètres au-dessus du lac de Neuchâtel, sur les hauteurs de Vaumarcus. Voir la section « Vestiges » ci-dessous pour le détail de son histoire.
Vestiges de Vaumarcus
La Redoute des Bourguignons. Ouvrage fortifié de plan trapézoïdal (environ 26 x 37 x 45 x 54 m), constitué d'un imposant talus de terre doublé d'un large fossé extérieur, sur une terrasse dominant le lac de Neuchâtel au-dessus de Vaumarcus. Son nom vient d'une croyance longtemps répandue selon laquelle il aurait été édifié par les troupes de Charles le Téméraire peu avant la bataille de Grandson en 1476. Les fouilles de 1991-1993 ont révélé un système intérieur de palissades et permis de dater l'ouvrage de la fin de l'âge du Bronze au début de l'âge du Fer (environ Xe-Ve siècle av. J.-C.) ; des monnaies celtiques du Ier siècle av. J.-C. y ont aussi été retrouvées. Il s'agit de la petite enceinte quadrangulaire protohistorique, particulièrement bien conservée, signalée dans un bois des environs de Vernéaz. Le site est inscrit à l'Inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale.
Le noyau médiéval du château. Le gros donjon résidentiel actuel du château de Vaumarcus, ainsi qu'un bâtiment plus ancien qui lui est accolé, remontent au XIIIe siècle et constituent le noyau historique autour duquel les extensions ultérieures (porte gothique du début du XIVe siècle, reconstructions après l'incendie de 1476, nouveau corps de bâtiment de 1773) sont venues s'ajouter (à recouper).
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Vaumarcus » (Germain Hausmann)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Vernéaz » (Germain Hausmann)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Gorgier (seigneurie) » (Germain Hausmann)
- Wikipédia (français) - « Vaumarcus »
- Wikipédia (anglais) - « Vaumarcus »
- Wikipédia (allemand) - « Vaumarcus »
- Wikipédia (allemand) - « Vernéaz »
- Wikipédia (français) - « Liste des seigneurs de Vaumarcus »
- Wikipédia (allemand) - « Redoute des Bourguignons »
- Wikipédia (français) - « Isabelle de Neuchâtel »
- Wikipédia (anglais) - « Elisabeth, Countess of Neuchâtel »
- Wikipédia (anglais) - « Vaumarcus railway station »
- Château de Vaumarcus (présentation historique) - swiss-spectator.ch
- Château de Vaumarcus - Ancient History Sites
- Château de Vaumarcus - fiche de location de salles (ABC Salles)
- Fondation Le Camp - Historique du Camp
- Réformés.ch - « Le Camp de Vaumarcus, laboratoire œcuménique depuis 80 ans »
- Kiddle (encyclopédie pour enfants, reprend les données de Wikipédia) - « Vaumarcus »
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